Présentation du livre : Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa

Présentation du livre : Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa

L’événement

Le Dorothy est heureux d’accueillir la sociologue Louise Tassin à l’occasion de la parution de son livre Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa (Éditions La Découverte, 2026). Dans cet ouvrage, elle explore les rouages du contrôle, de l’enfermement et de l’expulsion des personnes sans-papiers en France et en Europe.

La soirée consistera en un temps d’échanges avec Louise Tassin afin de saisir les grandes lignes de son enquête.

Des livres seront proposés à la vente.

Projection : Géorgie, pays des tailleurs de pierre

Projection : Géorgie, pays des tailleurs de pierre

L’événement

Vendredi 12 juin 2026 à 20h30

Le temps d’une soirée, embarquez pour un voyage à vélo à travers les montagnes du Caucase.

Ce film raconte l’aventure de Louis et Orianne, deux tailleurs de pierre français partis parcourir la Géorgie pour approfondir leurs connaissances, partager leur savoir-faire et rencontrer celles et ceux qui perpétuent les traditions de la pierre.

Au fil des kilomètres, dans ce pays situé entre Orient et Occident, les rencontres se multiplient et les liens qui se tissent deviennent une véritable leçon de confiance, d’ouverture et de joie.

Résister à Trump ! Soirée Anastasis avec David Inczauskis

Résister à Trump ! Soirée Anastasis avec David Inczauskis

L’événément

Mardi 2 juin 2026 à 20h

L’hiver dernier, la violence de la police de l’immigration américaine (ICE) a suscité l’indignation ; à Minneapolis comme dans d’autres villes (dont Chicago), les rafles de l’ICE ont visé – et continuent de viser – les membres de communautés latinos, patrouillant dans les quartiers et installant un climat de terreur. Les communautés chrétiennes se sont particulièrement mobilisées pour entraver l’action des forces de police, soutenir des réseaux de solidarité et protéger les personnes vulnérables. A Chicago, la Coalition for Spiritual & Public Leadership a rassemblé des chrétiens des différentes églises, et a organisé des manifestations et des célébrations religieuses en face des centres de détention d’ICE.

Le collectif Anastasis co-organise avec le Dorothy cette soirée de témoignage-discussion avec David Inczauskis, SJ, père jésuite américain engagé pour les droits et la dignité des personnes migrantes confrontées à l’ICE, à Chicago. De passage en France, il nous partagera son expérience directe et sa réflexion sur ce sujet extrêmement concret.

Présentation du livre : Service public ou barbarie

Présentation du livre : Service public ou barbarie

Quelle est cette nouvelle barbarie qui se déchaîne dans le monde ? Partout, les gouvernements autoritaires taillent dans le service public et sapent la démocratie. En France, leur affaiblissement nourrit la défiance et fracture la société. Prisonnière du mythe de l' »âge d’or », l’idée de service public semble épuisée. On aurait tout dit, tout essayé. Et si c’était l’inverse ? Et si le service public constituait une réponse majeure aux crises écologique, démocratique et sociale de notre siècle ?

Depuis l’intérieur de l’État, Arnaud Bontemps, haut fonctionnaire et fondateur du collectif Nos Services Publics, analyse la dérive austéritaire et bureaucratique en cours. Il montre que le service public incarne un véritable projet de société : prendre collectivement en main nos besoins essentiels, pour les soustraire à la logique du marché et en garantir l’accès à chacune et à chacun.

Croisant luttes collectives, sciences sociales et expérience des institutions, ce livre-manifeste appelle à un triple renversement : sortir de l’obéissance, répondre aux besoins, rendre le pouvoir aux citoyens.

Cette soirée de lancement du livre au Dorothy permettra d’échanger avec l’auteur et de penser ensemble de telles questions, cruciales pour l’avenir de notre société.

Cycle : Punir, à quoi bon ?

Cycle : Punir, à quoi bon ?

1. Que faire des agresseurs ?

À l’heure où la plupart des agresseurs passent encore à travers les mailles du filet du système pénal, et que par conséquent les condamnations de certains d’entre eux peuvent être légitimement décrites comme des avancées féministes majeures, la pensée d’une justice non-punitive ne court-elle pas le risque d’être inaudible parce que trop prophétique ?

Pour la première conférence du cycle « Punir, à quoi bon ? » nous avons l’honneur de recevoir Elsa Deck Marsault, penseuse abolitionniste, autrice de « Faire justice » (2023) et de « La violence en spectacle » (2026).

Elsa Deck Marsault a cofondé le collectif Fracas, collectif queer et féministe d’entraide militante à la prise en charge des conflits et des violences en milieu intercommunautaire.
C’est sur ce terrain que l’autrice tente depuis quelques années d’imaginer, en s’inspirant de la pensée abolitionniste née dans les années 1970 aux États-Unis, une justice alternative au système pénal. Là où tribunaux, police et prisons semblent incapables d’interrompre le phénomène de la violence, cette justice alternative se veut véritablement « transformatrice ». Au cœur de cette justice se trouve l’idée, vertigineuse, que la punition ne peut que perpétuer les dégâts qu’elle ambitionne de réparer.

Dans son premier livre, Faire justice (2023) Elsa Deck Marsault montrait en quoi certains milieux militants progressistes reproduisaient, par une surenchère punitive, les mécanismes qu’ils prétendent combattre en be passant pas par la justice institutionnelle. Son nouveau livre, « la violence en spectacle » retrace la domination progressive d’un féminisme pro-carcéral sur un féminisme plus radical, qui ne déléguerait pas à un État répressif la question de la réparation. Ce livre appelle à la réappropriation collective du conflit en congédiant la posture victimaire.