Le programme de février 2026

Découvrez le programme du mois : conférences, ateliers, activités culturelles et solidaires, et bien plus !

Les événements

Mardi 10 : Projection du film L’Évangile de la révolution, de François-Xavier Drouet, en présence du réalisateur, à 20h

Jeudi 12 : “République démocratique du Congo (RDC) – Rwanda, retour sur 30 ans de conflit”, deuxième conférence du cycle Guerres oubliées avec Clémence Auzary et Valéry Ntwali (cofondateurs du podcast Parlons Congo), à 20h

Jeudi 19 : “Sahel, les djihadistes au porte du pouvoir”, troisième conférence du cycle Guerres oubliées avec Marc-Antoine Pérouse de Montclos (chercheur), à 20h

Vendredi 20 : à 18h30, Projection de Sur l’Adamant de Nicolas Philibert (cycle santé mentale), suivie d’un temps d’échange avec le club thérapeutique de l’Adamant

Samedi 21 : Vernissage de l’exposition “Travail d’amour” (visible du 24 janvier au 15 mars), d’Iren Mihaylova et Sarah Mostrel, à partir de 19h30

Nos rendez-vous réguliers

Activités manuelles

Le mardi soir à 19h : Avec Pascal à l’atelier, découverte des outils et des techniques, avec une discipline différente en alternance : plomberie, menuiserie, électricité…

Le samedi de 10h à 17h : Accompagnement de projets personnels autour du bois.

Activités artistiques

Mercredi soir : Bal folk ! Entrée dès 19h15, 7€.

Jeudi à 17h : Atelier de création libre (peinture, dessin, écriture).

Activités solidaires

Lundi de 19h30 à 21h30 : Aide administrative avec l’association Autremonde.

Mercredi de 17h à 19h : Soutien scolaire du primaire au lycée.

Jeudi de 14h30 à 16h30 : Permanence de l’association Le Carillon.

Jeudi de 19h à 21h : Cours de français avec l’association Autremonde.

Samedi de 9h à 12h : Conseil administratif aux personnes sans-papiers.

Samedi à 15h30 : cours d’anglais.

Friends of Dorothy

Un dimanche par moisFriends of Dorothy, un espace de rencontre, d’échange et de réflexion pour les personnes chrétiennes LGBTQIA+ et/ou sensibles aux questions de genre, de sexualité et de normes.

Nos horaires d’ouverture

Le café solidaire

Nos horaires en journée

mardi et mercredi : 14h-17h

jeudi et vendredi : 14h-20h

samedi : 14h-19h 

Projection-débat : “Des prêtres gays brisent le silence”

Projection-débat : “Des prêtres gays brisent le silence”

Vendredi 6 février à 20h

Vendredi 6 février, Le Dorothy projette le documentaire « Des prêtres gays brisent le silence », diffusé en octobre dernier sur ARTE. La projection sera suivie d’une discussion avec les deux réalisateurs, Nathan Lautier et Adrien Giraud.

« Depuis quarante ans, des dizaines de prêtres se réunissent au sein d’un groupe de parole confidentiel pour parler de leur homosexualité. Désormais, ils veulent faire bouger les choses et être reconnus. Pour la première fois, ils ont ouvert leur porte à une caméra. Le parcours de ces prêtres cristallise tous les bouleversements qui traversent l’Église catholique : la représentation et acceptation de l’homosexualité, le célibat et la chasteté des prêtres, ou encore l’hypocrisie de l’institution. »

Cycle de conférences : les guerres oubliées

Cycle de conférences : les guerres oubliées

1. Soudan : de la révolution à la guerre civile

Jeudi 5 février 2026 à 20h

A la fin du mois d’octobre 2025, la ville d’El Fasher tombe aux mains des Forces de soutien rapide (FSR) menées par le général Hemetti, après plusieurs mois de siège. Les Forces armées soudanaises du général Al-Burhan perdent leur dernier bastion au Darfour. Les massacres qui s’ensuivent se soldent par un bilan effroyable : 60 000 morts, en quelques jours à peine.

El Fasher, Hemetti, Al-Burhan, autant de noms qui, il faut le dire, n’ont jamais réellement eu de prise dans nos fils d’actualité. Cette guerre existe, mais pour beaucoup d’entre nous, elle n’a pas de visage. En 2019, le peuple soudanais faisait pourtant parler de lui : le renversement d’Omar El-Béchir avait initié un impressionnant processus révolutionnaire, et la transition vers un pouvoir civil ouvrait un nouvel horizon. Comment en est-on arrivé là ?

Clément Deshayes et Maad Tageldin, tous deux fins connaisseurs du Soudan, nous aideront à y voir plus clair!

2.  RDC – Rwanda : retour sur 30 ans de guerre civile

Ayant éclaté dans le sillage du génocide rwandais (1994), les première et deuxième guerre du Congo (1996-1997 et 1998-2002) ont durablement déstabilisé l’est de la RDC, où l’horizon de la paix semble plus inaccessible que jamais. Dans la région des Grands Lacs – frontalière de l’Ouganda et du Rwanda – les violations des droits humains (massacres, viols, actes de torture) et le ciblage des populations civiles ont systématiquement accompagné l’essor des groupes armées. Le bilan humain, difficile à établir avec précision, pourrait avoir dépassé les 10 millions de morts en 30 ans. En d’autres termes, le conflit au Congo est le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale.

Ces dernières années, la rivalité entre la RDC et le Rwanda a redoublé en intensité – attisant de part et d’autre un nationalisme belliqueux. La ruée globale vers les matières premières stratégiques – les fameuses terres rares : cobalt, coltan – forme bien entendu ici un arrière-plan. Les tensions entre les communautés congolaises et rwandaises sont palpables, jusqu’en France. Comment interpréter cette nouvelle donne?

Clémence Auzary et Valéry Ntwali, tous deux doctorant-e-s et animateurs-ices d’un podcast de référence, viennent nous aider à y réfléchir !

3. Sahel : les djihadistes aux portes du pouvoir  

15 janvier 2013 : alors que les forces djihadistes avancent en direction de Bamako, François Hollande décide de faire intervenir l’armée française pour sécuriser la capitale du Mali et permettre au pays de recouvrer son intégrité territoriale. Lancée en janvier 2013, l’opération Serval s’achève en juillet 2014 lorsque les forces engagées dans le pays intègrent un dispositif régional (incluant la Mauritanie, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad) : l’opération Barkhane, censée renforcer les armées locales, afin de leur passer la main une fois la situation sous-contrôle.

En mai 2022, la junte militaire qui a pris le pouvoir au Mali intime à l’ambassadeur de France de mettre un terme à la présence de ses troupes sur le sol malien. Bientôt, le Burkina Faso et le Niger lui emboîtent le pas – le président de la République Emmanuel Macron annonce la fin de l’opération en novembre. La Côte d’Ivoire, le Tchad, le Sénégal réclament à leur tour le départ de la France. Comment interpréter un tel renversement de situation ? Quel bilan dresser de la coopération militaire française dans la région ? Et surtout, quelles sont les conséquences pour les populations civiles ?

Pour en parler, nous accueillerons Marc-Antoine Pérouse de Montclos, chercheur à l’Institut de Recherche pour le Développement, Mohamed el Ansari, activiste engagé dans le processus de paix au Mali et Hadja Soumaré, habitante du quartier de Ménilmontant.

Cycle de conférences : Peut-on aller bien dans un monde malade ?

Cycle de conférences : Peut-on aller bien dans un monde malade ?

1. Si c’est contraint, c’est pas du soin ?

Jeudi 22 janvier 2026 à 20h

Pourquoi de la contrainte en psychiatrie ? Les soins sous contrainte sont-ils un mal nécessaire, au nom du bien-être des patients psychiatrisés et de leur protection ?

On observe une augmentation des pratiques de contrainte en psychiatrie ces dernières années (hospitalisation sous contrainte, contention, etc.), qui découlent d’un manque de moyens mais aussi d’une perte de cultures de soin collectives, comme celle développée par la psychothérapie institutionnelle.

Avec Mathieu Bellahsen, ex-chef de pôle à l’établissement public de santé (EPS) Roger-Prévot de Moisselles (Val-d’Oise), aujourd’hui en disponibilité de ses fonctions de praticien hospitalier et travaillant actuellement dans un bureau d’aide psychologique universitaire (Bapu), auteur d’Abolir la contention (Libertalia, 2023), et Xavier Bonnemaison, chef du service d’hospitalisation de jour de l’ASM 13 (Paris) et la Maison Perchée, nous interrogerons jeudi 22 janvier sur le rôle de la contrainte en psychiatrie, et nous intéresserons aux institutions et aux écoles de soin qui imaginent des modes de soin alternatifs.

2. La folie est-elle dans le cerveau ou dans la société ?

Jeudi 29 janvier à 20h au Dorothy
Les troubles psychiatriques sont-ils des troubles du cerveau, ou la conséquence de traumatismes et d’oppressions sociales, touchant plus particulièrement les populations les plus défavorisées ?
On assiste aujourd’hui à un grand retour de la psychiatrie biologique, qui capte les financements de la recherche et dans laquelle beaucoup placent l’espoir de pouvoir enfin découvrir les marqueurs biologiques des troubles mentaux. Dans un cadre général de baisse des financements pour la psychiatrie publique, quelles sont les conséquences d’une orientation de la recherche et des soins vers une psychiatrie biologique, au détriment d’une approche plus holistique, qui prend en compte toute la personne humaine et ne laisse pas de côté la dimension sociale des symptômes psychiatriques ? Les souffrances et symptômes traités par la psychiatrie sont-ils des « maladies comme les autres » ou faut-il les envisager et les soigner différemment ?
Nous recevrons François Gonon, neurobiologiste et spécialiste de l’épistémologie des neurosciences, directeur émérite de recherches au CNRS, qui nous éclairera sur ce que peuvent réellement les neurosciences en psychiatrie, et sur l’écart entre ses résultats et ses promesses, au service d’un ordre néolibéral ( “Neurosciences : un discours néolibéral”, Champs social, 2024), et David Deneufgermain, psychiatre auprès des personnes de la rue à Valenciennes et écrivain (“L’Adieu au visage”, Marchialy, 2025).